A Propos III

Gériclau

Faut-il s'excuser d'écrire en vers.

 

Dans ce monde où tout va de plus en plus vite, certains pensent – et c'est leur droit – qu'écrire en alexandrin est désuet ; qu'il n'est pas possible de se commettre en sonnet, en strophe, et que le vers libre est l’unique exutoire.

 

Nous écrivons aussi des vers libres ; notre recueil – Clin d’œil épigrammatique – en est la preuve. Néanmoins, l'alexandrin apporte un souffle et une fraîcheur. Après l'écriture vient le temps de la lecture révélant une intense satisfaction, quasi solennelle.

 

Il y a l'enchantement des oreilles pour les poèmes d'amour et de joie. Il y a la gravité, la solennité pour les poèmes sombres et tragiques.

Un liseur en pays de Grasse - Alpes-Maritimes

Hymne à la poésie.

 

Nous affectionnons l'esprit de ces deux octosyllabes de Charles Baudelaire (Les fleurs du mal) :

 

''Bien qu'on ait du cœur à l'ouvrage

L'art est long et le temps est court"

 

Dans ce quatrain l'essentiel est dit, il ne reste plus qu'à l'appliquer :

 

"Quelque sujet qu'on traite, ou plaisant, ou sublime,

Que toujours le bon sens s'accorde avec la rime

L'un l'autre vainement ils semblent se haïr ;

La rime est une esclave, et ne doit qu'obéir."

Nicolas Boileau

Images

 

Qu'est devenu le temps où les poètes rêvaient au clair de lune ; où les couples lisaient paisiblement à la veillée et s'imprégnaient l’esprit de textes lumineux ?

 

Faut-il regretter le temps passé ?

Certes non !

 

Le temps est un fleuve qui charrie les idées, les inventions et ceux qui en sont à l’origine. Ainsi fonctionne le monde : tout nait, tout vit, tout meurt.

 

Du passé, il faut essentiellement en soutirer la quintessence. Unir l’excellence de ce passé au meilleur du présent et en distiller le suc qui offrira une nouvelle perspective.

 

La poésie classique est une source de précellence au même titre que la peinture, la sculpture, la musique…

Plage - Saint-Georges-de-Didonne - Charente-Maritime

Crédits photos gériclau